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Avertissement

Ce parcours forme à la communication. Il ne remplace ni les plans de secours officiels ni l'avis des services compétents : les consignes de sécurité et d'évacuation viennent toujours des secours et des autorités habilitées de ton pays.

Leçon offerteModule 01 · Leçon 01.038 min

Écrire des messages que tout le monde comprend

Parcours 87 : Communication publique : informer les habitants, y compris en crise · Spécialisation

Objectif de la leçon

Rédiger un message d'information locale clair, traduit dans les langues des habitants et testé avant diffusion.

La leçon, diapositive par diapositive

Diapositive 1 sur 8

Objectif de la leçon

  • Construire un message autour d'une seule idée
  • Remplacer le langage administratif
  • Traduire et tester avant de diffuser
Voix off

Un bon canal ne sauve pas un mauvais message. Si ton annonce commence par trois lignes de formules administratives, l'auditeur aura décroché avant d'apprendre ce qui change pour lui. Dans cette leçon, tu vas apprendre à écrire des messages courts et clairs, que comprennent aussi bien un commerçant pressé qu'une grand-mère qui écoute la radio en cuisinant. Tu verras les repères à donner dans chaque message, les mots à éviter, la façon de traduire dans les langues des habitants, et un test très simple pour vérifier que ton message est compris avant de le diffuser.

Diapositive 2 sur 8

Une idée par message

  • Ce qui change ou ce qui se passe
  • Pour qui, où, à partir de quand
  • Ce que l'habitant doit faire
  • Où se renseigner
Voix off

Un message efficace porte une seule idée. Si tu annonces en même temps le nouveau jour de collecte des ordures, la campagne de vaccination et la réunion du budget, l'auditeur ne retiendra rien. Fais trois messages. Pour chacun, vérifie que tu réponds à cinq repères. Qu'est-ce qui change ou qu'est-ce qui se passe ? Qui est concerné, et où ? À partir de quand ? Que doit faire l'habitant, concrètement ? Et où peut-il poser ses questions ? Si l'un de ces repères manque, l'habitant devra deviner, et il risque de deviner mal.

Diapositive 3 sur 8

Les mots qui font fuir

  • « Il est porté à la connaissance de la population »
  • « À compter de », « conformément à la délibération »
  • Préfère : « à partir de », « le conseil a décidé »
  • Toujours le jour et la date
Voix off

Le langage administratif a ses habitudes : il est porté à la connaissance de la population, conformément à la délibération numéro tant, à compter de la date de signature. Ces formules rassurent celui qui écrit, mais elles perdent celui qui écoute. Remplace-les par des mots courants : le conseil municipal a décidé, à partir du lundi 2 mars. Donne toujours le jour et la date ensemble, car à la radio on entend mal les chiffres. Préfère aussi les chiffres concrets aux pourcentages : deux passages par semaine plutôt qu'une augmentation de la fréquence de collecte.

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Avant, après

  • Avant : « Il est porté à la connaissance des usagers qu'une réorganisation du service de collecte interviendra prochainement. »
  • Après : « À partir du lundi 2 mars, le camion des ordures passe le lundi et le jeudi matin dans les quartiers du Marché et de la Gare. »
  • « Sortir les sacs avant 7 heures. »
  • « Questions : bureau de la voirie, à la mairie. »
Voix off

Compare ces deux messages, tirés d'un exemple fictif. Le premier annonce une réorganisation qui interviendra prochainement. Après l'avoir entendu, l'habitant ne sait ni quand, ni où, ni ce qu'il doit faire. Le second dit tout en trois phrases : la date, les jours de passage, les quartiers, l'heure à laquelle sortir les sacs et l'endroit où poser ses questions. Remarque aussi la forme des consignes : un verbe à l'infinitif, sortir les sacs, est court et neutre. À la radio et dans les langues locales, on s'adresse souvent directement à l'auditeur. Choisis une forme une fois pour toutes, et garde-la dans tous les messages de la commune.

Diapositive 5 sur 8

Dans les langues des habitants

  • Soussou, pular, maninka, wolof, dioula, lingala, créole, darija, tamazight
  • Traduire le sens, pas mot à mot
  • Faire relire par un locuteur
  • Ne jamais diffuser une traduction automatique non relue
Voix off

Le français ne suffit pas. À Conakry, tu traduiras souvent en soussou, en pular et en maninka. À Dakar, en wolof ; à Abidjan, en dioula ; à Kinshasa, en lingala ; à Port-au-Prince, en créole ; dans l'Atlas marocain, en tamazight ou en darija. Traduis le sens, pas les mots un par un : certains termes administratifs n'existent pas dans la langue, il faut les expliquer. Fais toujours relire la traduction par une personne qui parle la langue au quotidien, par exemple un animateur de la radio locale. Une traduction automatique peut aider à démarrer, mais elle ne doit jamais être diffusée sans relecture humaine.

Diapositive 6 sur 8

Des images pour ceux qui lisent peu

  • Un pictogramme par consigne
  • Une carte simple pour les lieux
  • Des couleurs qui gardent le même sens
  • Vérifier que l'image dit la même chose que le texte
Voix off

Pour une affiche ou un message partagé sur téléphone, les images aident beaucoup ceux qui lisent peu. Un pictogramme par consigne : un sac poubelle, un camion, une horloge. Une carte très simple pour montrer le nouveau site du marché, avec deux ou trois repères que tout le monde connaît, comme la mosquée ou le carrefour. Garde des couleurs qui ont toujours le même sens dans tes messages, par exemple le rouge pour un danger. Et vérifie que l'image dit exactement la même chose que le texte. Un dessin ambigu peut faire plus de mal qu'une phrase mal écrite.

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Tester avant de diffuser

  • Lire le message à cinq habitants
  • Leur demander de le répéter avec leurs mots
  • Corriger ce qui a été mal compris
  • Dix minutes qui évitent bien des erreurs
Voix off

Voici un test très simple. Avant de diffuser un message important, lis-le à cinq personnes qui ne travaillent pas à la mairie : une vendeuse, un taxi-motard, un élève, un retraité. Puis demande-leur de te répéter avec leurs propres mots ce qu'ils ont compris. Ne leur demande pas s'ils ont compris : tout le monde répond oui. Si deux personnes sur cinq se trompent sur la date ou sur le lieu, ton message n'est pas clair. Corrige-le et recommence. Ce test prend dix minutes. Il t'évite des journées à rattraper un malentendu.

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À retenir

  • Une idée par message, cinq repères
  • Des mots courants, des dates complètes
  • Traduire, faire relire, illustrer
  • Tester sur cinq habitants
Voix off

Un message clair tient en une idée et cinq repères : ce qui change, pour qui et où, à partir de quand, ce qu'il faut faire, où se renseigner. Pour t'entraîner, reprends un communiqué récent de ta collectivité et réécris-le avec ces cinq repères, en mots courants, avec le jour et la date ensemble. Fais-le relire par quelqu'un qui parle la langue des habitants, puis lis-le à cinq personnes et demande-leur de le répéter avec leurs mots. Ce qu'elles oublient te montre ce qu'il reste à corriger. La prochaine leçon rassemble tout cela dans un plan de communication sur l'année.

À retenir

  • Un message, une idée : ce qui change, pour qui, où, quand et ce qu'il faut faire.
  • Le langage administratif fait fuir : des mots courants, des dates complètes, des chiffres concrets.
  • La traduction est relue par une personne qui parle la langue, puis le message est testé sur quelques habitants.

Fais les exercices, le quiz et obtiens ton certificat dans ton espace

Avec ton compte, les deux premiers modules sont offerts : leçons, labs, simulations, quiz et tuteur. Débloque la suite du parcours pour 100 000 GNF. Le certificat vérifiable, délivré à la fin, coûte 399 000 GNF.