Ce parcours enseigne des méthodes sur simulateur et sur données fournies. Il ne remplace pas la formation à la sécurité de ton laboratoire : toute manipulation réelle se fait avec un encadrant, les protections adaptées et la fiche de données de sécurité de chaque réactif.
Rédiger un plan qui dit où, quand, combien et comment prélever pour un minerai, une eau ou un produit alimentaire.
La leçon, diapositive par diapositive
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Objectif de la leçon
Poser les questions du plan
Choisir un mode de prélèvement
Fixer le nombre de prises et la masse
Voix off
Un plan d'échantillonnage, c'est une recette écrite avant d'aller sur le terrain. Il dit ce qu'on prélève, où, quand, combien de fois, en quelle quantité et avec quel matériel. Sans plan, chaque préleveur fait à sa manière, et deux résultats ne sont plus comparables. Dans cette leçon, tu vas apprendre les quatre questions de base, les grands modes de prélèvement et la façon de fixer la masse selon la taille des grains. On finira par deux exemples : un stock de minerai, puis une eau de réseau et une collecte de lait.
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Les quatre questions du plan
Quel lot, pour quelle décision ?
Combien de prises, où et quand ?
Quelle masse ou quel volume ?
Qui prélève, avec quel matériel ?
Voix off
Première question : quel est le lot exactement, et quelle décision le résultat servira-t-il ? Un camion, un navire, une journée de production, un forage. Deuxième question : combien de prises, à quels endroits et à quels moments ? Troisième : quelle masse ou quel volume pour chaque prise et pour l'ensemble, en pensant à toutes les analyses à faire et à un double de réserve. Quatrième : qui prélève, avec quel outil, et dans quels flacons ? Écris les réponses sur une page. Si le client prélève lui-même, donne-lui ce plan et note-le dans le rapport.
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Moyenne ou point chaud ?
Moyenne d'un lot : un composite
Recherche d'un problème : des prises ponctuelles
Le mélange noie un sac anormal
La question décide, pas l'habitude
Voix off
Avant de choisir où prélever, demande-toi ce que le résultat doit dire. Une coopérative de Sikasso, au Mali, vend son beurre de karité selon la qualité moyenne de chaque livraison : on réunit des prises de tous les sacs en un seul échantillon composite, qui donne la moyenne du lot. Mais si un acheteur se plaint d'un beurre rance, il faut retrouver le sac fautif : chaque prise reste alors séparée et s'analyse seule, c'est un échantillon ponctuel. Le composite a un défaut : il noie les extrêmes. Un sac très dégradé, mélangé à quarante sacs sains, ne se voit plus. Choisis selon la décision, et écris ce choix dans le plan.
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Où et quand prélever
Aléatoire : tirage au sort, sans préférence
Systématique : à intervalle régulier
Stratifié : des prises dans chaque zone
Ciblé : droit au point suspect
Voix off
Reste à placer les prises. En aléatoire, tu tires au sort les sacs ou les camions : aucun n'est favorisé, même sans le vouloir. En systématique, tu prélèves toutes les quinze minutes sur la bande, ou un camion sur cinq ; c'est simple à organiser, mais méfie-toi d'un défaut qui reviendrait au même rythme que tes prises. En stratifié, tu découpes un lot dont tu sais qu'il n'est pas uniforme, deux fosses d'extraction par exemple, et tu prélèves dans chaque partie. Enfin, le prélèvement ciblé va droit au point suspect, comme la sortie d'une fuite : il sert à chercher, jamais à donner la moyenne du lot.
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La masse et la taille des grains
Gros grains : il faut plus de masse
Quatre fois plus de grains : l'écart divisé par deux
Grains rares et riches : une masse encore plus grande
Broyer avant de diviser
Voix off
Pour un solide, l'erreur vient en grande partie du hasard : quels grains sont tombés dans ton sac, et lesquels sont restés dehors. Plus le sac contient de grains, plus ce hasard s'équilibre ; il faut multiplier leur nombre par quatre pour diviser l'écart par deux. Pense à un orpailleur du Mali ou de Guinée : quelques paillettes d'or dispersées dans des kilos de gravier. Une petite prise peut n'en contenir aucune, ou par chance trois d'un coup. Avec des blocs grossiers ou des grains rares et riches, il faut donc beaucoup de masse. Avec une poudre fine, quelques grammes suffisent : voilà pourquoi on broie avant de diviser.
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Exemple : un stock de bauxite
Prélever quand le minerai bouge : sur la bande
Une prise toutes les quelques minutes de chargement
Un composite par lot, bien identifié
Réduction au laboratoire : sécher, concasser, diviser, broyer
Voix off
Pour un stock de bauxite, le plus difficile est le tas immobile : on n'atteint jamais son cœur avec une pelle. Les spécialistes de l'échantillonnage préfèrent prélever quand le minerai bouge, sur la bande transporteuse ou à sa chute, en coupant tout le flux à intervalles réguliers. Imagine Sékou, au port de Kamsar : il fait une prise toutes les quelques minutes pendant le chargement et les réunit en un composite par lot. Au laboratoire, ce composite est séché, concassé, divisé, puis broyé finement. Chaque étape est notée avec la masse obtenue.
Pour une eau de forage, on fait tourner la pompe et on laisse couler quelques minutes avant de remplir le flacon, pour avoir l'eau de la nappe. Pour un réseau chloré, la note technique de l'OMS sur le chlore indique qu'on mesure en général juste après la chloration, au robinet le plus proche et aux points les plus éloignés, où le chlore résiduel est le plus faible. Pour une collecte de lait, comme celle que gère Bintou près de Bamako, on agite chaque bidon avant de prélever. Pour un composite, on prend dans chaque bidon un volume proportionnel à son contenu.
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À retenir
Un plan écrit avant le terrain
Aléatoire, systématique, stratifié ou ciblé
Composite pour la moyenne, ponctuel pour chercher
Gros grains, grosse masse ; broyer avant de diviser
Voix off
Retiens qu'un plan d'échantillonnage s'écrit avant d'aller sur le terrain, et qu'il répond aux quatre questions : le lot et la décision, les prises, la quantité, le préleveur et son matériel. Choisis le mode selon la question : aléatoire, systématique, stratifié ou ciblé. Le composite donne une moyenne, les prises ponctuelles permettent de trouver un problème. Pour un solide, la masse dépend de la taille des grains, et on broie toujours avant de diviser. Dans la prochaine leçon, tu vas apprendre à conserver et à transporter l'échantillon sans qu'il change.
À retenir
Un plan répond à quatre questions : quel lot et quelle décision, combien de prises et où, quelle masse ou quel volume, qui prélève et avec quoi.
On choisit un prélèvement aléatoire, systématique, stratifié ou ciblé selon le lot et la question.
Plus les grains sont gros, plus il faut de masse ; on broie avant de diviser, et on prélève un minerai de préférence quand il est en mouvement.
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Indépendance. Ce parcours est indépendant : il cite la norme ISO/IEC 17025, les guides d'Eurachem et de la CITAC, les documents du JCGM, le manuel statistique du NIST, les publications de l'OMS et les simulateurs libres ChemCollective et Dozzaqueux comme simples références, sans aucune affiliation avec ces organismes ni avec les auteurs de ces outils, et il ne recopie aucun texte de norme ni de guide.