Ce parcours enseigne des méthodes sur simulateur et sur données fournies. Il ne remplace pas la formation à la sécurité de ton laboratoire : toute manipulation réelle se fait avec un encadrant, les protections adaptées et la fiche de données de sécurité de chaque réactif.
Sécher, broyer, diviser, mettre en solution et diluer un échantillon en gardant son analyte, sans en ajouter, et exprimer le résultat sur sec ou sur brut.
La leçon, diapositive par diapositive
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Objectif de la leçon
Sécher et exprimer sur sec ou sur brut
Broyer et diviser un solide
Mettre en solution et diluer
Éviter les contaminations
Voix off
L'échantillon est arrivé au laboratoire, bien étiqueté. Avant de le doser, il faut souvent le transformer : le sécher, le broyer, le diviser, le dissoudre, le diluer. Chacune de ces opérations peut perdre une partie de l'analyte ou en ajouter. Dans cette leçon, tu vas apprendre à faire ces gestes en gardant la composition de l'échantillon. Tu verras aussi une notion que les clients confondent souvent : la teneur sur sec et la teneur sur brut. On terminera par la chasse aux contaminations, avec le blanc de préparation.
Diapositive 2 sur 8
Sur sec ou sur brut
Étuve vers 105 °C jusqu'à masse constante
Sur brut : tel que reçu, avec son eau
Sur sec : rapporté à la matière séchée
48,0 % sur sec avec 9,0 % d'eau : 43,7 % sur brut
Voix off
Un minerai, un sol ou un aliment contient de l'eau, et sa quantité varie avec la pluie, le stockage, le transport. Pour comparer, on sèche une partie de l'échantillon à l'étuve, souvent vers 105 °C, jusqu'à ce que deux pesées successives donnent la même masse. On peut alors exprimer la teneur sur sec, rapportée à la matière sèche, ou sur brut, telle que reçue. Exemple : une bauxite titre 48,0 % d'alumine sur sec et contient 9,0 % d'humidité. Sur brut, elle titre 48,0 fois 0,91, soit 43,7 %. Écris toujours sur ton rapport laquelle des deux tu donnes.
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Broyer, tamiser, homogénéiser
Tout l'échantillon doit finir en poudre
Les grains durs résistent : on les rebroie
Un tamis contrôle la finesse obtenue
Chaleur, poussières, broyeur sale : trois pièges
Voix off
À Kamsar, une bauxite arrive au laboratoire en morceaux gros comme le poing ; le dosage demandera une poudre presque impalpable. On y va en plusieurs passes, des mâchoires du concasseur jusqu'au broyeur fin. Les morceaux riches en quartz ou en oxydes de fer résistent mieux que la gibbsite, plus tendre : si tu jettes le refus du tamis pour gagner du temps, tu jettes surtout eux, et la teneur bascule. Tout doit donc passer, quitte à rebroyer. Pense aussi aux pièges : une poudre qui chauffe peut perdre de l'eau, la poussière s'envole et se respire, un broyeur mal nettoyé mélange deux clients. Masque adapté, et nettoyage entre chaque échantillon.
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Diviser un échantillon
Jamais une cuillerée prise sur le dessus
Quartage : on partage, on garde deux quarts opposés
Diviseur à riffles : des fentes qui alternent
Une part de réserve, étiquetée
Voix off
Ton kilo de poudre doit devenir quelques grammes sans changer de composition. Le geste interdit, c'est la cuillerée prise sur le dessus du sachet : les fines et les grains lourds ne s'y répartissent pas comme dans le reste. Sans matériel, on fait un quartage : on étale la poudre en une galette ronde et régulière, on la partage en quatre, on réunit deux quarts qui se font face et on écarte les deux autres, puis on recommence tant que la masse reste trop grande. Avec un diviseur à riffles, la poudre tombe dans des fentes qui la renvoient tour à tour à gauche et à droite : chaque passage donne deux moitiés semblables. Garde toujours une part de réserve, étiquetée, pour une contre-analyse.
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Mettre en solution
Dissoudre dans l'eau ou dans un acide
Fondre avec un fondant les minéraux résistants
Tout l'analyte doit passer en solution
Sous hotte, avec lunettes et gants
Voix off
Beaucoup de dosages se font en solution. Un sel, un vinaigre ou un lait posent peu de problèmes. Un calcaire se dissout dans l'acide chlorhydrique, en dégageant du dioxyde de carbone. Mais une bauxite, un ciment ou un sol contiennent des minéraux que les acides attaquent mal. On les fond alors à haute température avec un fondant, un sel alcalin par exemple, puis on reprend la masse fondue dans un acide dilué. L'essentiel est que tout l'analyte passe en solution. Un résidu non attaqué au fond du bécher, c'est de l'analyte perdu. Ces opérations se font sous hotte, avec un encadrant.
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Diluer juste
Pipette jaugée et fiole jaugée
Facteur de dilution = volume final / volume prélevé
10,00 mL dans 100,0 mL : facteur 10
Chaque dilution notée dans le cahier
Voix off
Quand une solution est trop concentrée pour ta méthode, tu la dilues. Pour une dilution exacte, prélève avec une pipette jaugée, verse dans une fiole jaugée, complète au trait avec de l'eau pure et mélange en retournant la fiole plusieurs fois. Le facteur de dilution est le volume final divisé par le volume prélevé : 10,00 mL dans une fiole de 100,0 mL, c'est un facteur 10. Si tu fais deux dilutions successives, les facteurs se multiplient. Note chacune dans ton cahier, car une dilution oubliée dans le calcul donne un résultat faux d'un facteur 10 ou 100.
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La chasse aux contaminations
Mortier ou broyeur en acier : du fer en plus
Eau de mauvaise qualité, verrerie mal rincée
Poussières, savon, bijoux
Un blanc de préparation pour les repérer
Voix off
À Kamsar, Mamadou remarque que les bauxites passées au nouveau broyeur sortent avec un peu plus de fer que d'habitude. Le coupable est l'outil lui-même : ses pièces en acier s'usent et laissent des particules dans la poudre. Un broyeur en agate ou en carbure de tungstène évite cet apport, mais chaque matériau en apporte d'autres. Les mêmes surprises viennent d'une eau déminéralisée fatiguée, qui ajoute des chlorures, ou d'une verrerie lavée au détergent phosphaté et mal rincée. Pour les démasquer, passe un blanc de préparation : un matériau pur, ou de l'eau, qui suit toutes les étapes de l'échantillon. Ce qu'il contient, ta préparation l'a ajouté.
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À retenir
Sur sec ou sur brut : toujours le préciser
Broyer tout, diviser proprement, garder une réserve
Tout l'analyte en solution, dilutions notées
Le blanc de préparation révèle les apports
Voix off
Retiens qu'une teneur se donne sur sec ou sur brut, et que tu dois toujours dire laquelle. Un solide se broie en entier, se divise par quartage ou au diviseur, et une part de réserve se garde. La mise en solution doit faire passer tout l'analyte, et chaque dilution se fait à la verrerie jaugée et se note avec son facteur. Le blanc de préparation te montre si tes gestes ajoutent de l'analyte. Le module est terminé. Passe au lab pour écrire ton propre plan d'échantillonnage, puis à la simulation et au quiz.
À retenir
On précise toujours si une teneur est exprimée sur sec ou sur brut ; le séchage se fait en général vers 105 °C jusqu'à masse constante.
On divise un solide par quartage ou au diviseur à riffles, jamais en prenant une poignée sur le dessus.
La mise en solution doit faire passer tout l'analyte en solution ; chaque dilution se fait à la verrerie jaugée et se note avec son facteur.
Fais les exercices, le quiz et obtiens ton certificat dans ton espace
Avec ton compte, les deux premiers modules sont offerts : leçons, labs, simulations, quiz et tuteur. Débloque la suite du parcours pour 100 000 GNF. Le certificat vérifiable, délivré à la fin, coûte 399 000 GNF.
Indépendance. Ce parcours est indépendant : il cite la norme ISO/IEC 17025, les guides d'Eurachem et de la CITAC, les documents du JCGM, le manuel statistique du NIST, les publications de l'OMS et les simulateurs libres ChemCollective et Dozzaqueux comme simples références, sans aucune affiliation avec ces organismes ni avec les auteurs de ces outils, et il ne recopie aucun texte de norme ni de guide.