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Avertissement

Les règles changent d'un pays à l'autre et évoluent : vérifie toujours les textes en vigueur chez toi.

Ce parcours enseigne les principes de la mesure électrique. Tous les labs se font sur des maquettes à très basse tension (piles, petites batteries protégées par un fusible, alimentations de laboratoire fermées, générateurs de signaux), et aucun ne demande d'ouvrir un tableau, un compteur ou un appareil branché sur le secteur. Il ne qualifie pas pour mesurer sur une installation sous tension et ne remplace ni l'habilitation électrique exigée dans ton pays, ni la formation et les procédures de ton employeur, ni les normes en vigueur : les mesures sur une installation réelle sont réservées aux personnes habilitées, avec des appareils et des cordons de catégorie adaptée. Les valeurs et les calculs des leçons sont des exemples et des ordres de grandeur, pas des valeurs de réglage ou de réception à appliquer telles quelles à une installation réelle.

Leçon offerteModule 01 · Leçon 01.0210 min

Les catégories de mesure

Parcours 169 : Mesures électriques : appareils, capteurs et incertitudes · Fondamentaux

Objectif de la leçon

Savoir à quelle catégorie appartient un point de mesure et vérifier que l'appareil et ses cordons sont faits pour ce point.

La leçon, diapositive par diapositive

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Objectif de la leçon

  • Comprendre pourquoi les appareils sont classés
  • Reconnaître les catégories II, III et IV
  • Savoir ce que veut dire « sans catégorie »
  • Appliquer la règle de choix
Voix off

Sur la façade d'un bon multimètre, près des bornes, tu trouves une inscription comme CAT III 600 V ou CAT IV 300 V. Beaucoup de gens l'ignorent. Pourtant, c'est l'information la plus importante de l'appareil pour ta sécurité. Pourquoi les appareils de mesure sont-ils classés en catégories ? À quel endroit d'une installation correspond chaque catégorie ? Comment choisir un appareil adapté ? Ce sont les trois questions de cette leçon. Ces catégories viennent d'une norme internationale de sécurité, la CEI 61010, que l'on t'explique ici avec nos propres mots. À la fin, tu dois pouvoir regarder un point de mesure et dire tout de suite quelle catégorie il demande.

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Pourquoi des catégories ?

  • Le réseau subit des surtensions brèves : foudre, manœuvres
  • L'appareil doit les supporter sans claquer
  • Près de la source, l'énergie en court-circuit est énorme
  • Plus de danger, plus de protection exigée
Voix off

Un réseau électrique n'est pas parfaitement calme. La foudre qui tombe sur une ligne, ou la manœuvre d'un gros appareil, envoie des surtensions très brèves, parfois de plusieurs milliers de volts. Si ton multimètre est branché à ce moment-là, son isolation doit tenir. Si elle claque, un arc peut se former entre tes mains. Ce danger varie selon l'endroit. Près de l'arrivée du réseau, l'installation peut fournir un courant de court-circuit très élevé, donc un arc très violent. Plus loin, au bout d'une prise, les câbles et les protections limitent cette énergie. Les catégories classent donc les points de mesure selon l'énergie disponible, et elles imposent plus de protection là où le danger est le plus grand.

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CAT II : au bout de la prise

  • Les appareils qui se branchent sur une prise
  • Électroménager, outils portatifs
  • Le côté appareil de la prise
  • L'énergie est limitée par le câblage en amont
Voix off

La catégorie II concerne les circuits branchés sur une prise de courant. Pense à l'alimentation d'un réfrigérateur, d'une perceuse, d'un ordinateur ou d'un fer à repasser. On mesure au point d'utilisation, après tout le câblage du bâtiment. Ce câblage et les protections du tableau limitent le courant de court-circuit et amortissent une partie des surtensions. C'est la catégorie où l'énergie disponible est la plus faible parmi les circuits du réseau. Attention, faible ne veut pas dire sans danger : une prise de 230 volts peut tuer. Un appareil marqué seulement CAT II n'a rien à faire dans un tableau électrique, même s'il affiche une tension maximale de 1 000 volts.

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CAT III : l'installation fixe du bâtiment

  • Tableaux divisionnaires, disjoncteurs, barres
  • Câbles fixes, boîtes de dérivation, éclairage
  • Moteurs et machines raccordés en fixe
  • Champs photovoltaïques
Voix off

La catégorie III couvre l'installation fixe d'un bâtiment, entre l'arrivée et les prises. On y trouve les tableaux divisionnaires, les disjoncteurs, les barres de cuivre, les câbles qui courent dans les murs, les boîtes de dérivation, l'éclairage fixe, et les machines raccordées en permanence, comme le moteur d'une pompe ou d'un compresseur. Les guides techniques y classent aussi les champs de panneaux photovoltaïques. Ici, le courant de court-circuit peut être beaucoup plus élevé qu'au bout d'une prise, et un arc peut être très violent. C'est souvent le minimum qu'on demande à un multimètre de technicien, avec une tension adaptée, par exemple 600 ou 1 000 volts.

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CAT IV : l'origine de l'installation

  • Le branchement au réseau et le compteur
  • Les fusibles de branchement
  • Entre la source et le premier appareil de coupure
  • Les lignes extérieures et le poste de transformation
Voix off

La catégorie IV concerne l'origine de l'installation. C'est la partie comprise entre la source, par exemple le transformateur du quartier, et le premier appareil qui coupe toute l'installation. On y trouve le câble de branchement, le compteur du distributeur, les fusibles de branchement et les appareils basse tension du poste de transformation. Ici, presque rien ne limite le courant de court-circuit, qui peut atteindre des dizaines de milliers d'ampères. Un arc à cet endroit est extrêmement dangereux. Seuls des appareils et des cordons classés CAT IV, utilisés par des personnes habilitées, ont leur place à ce niveau. Même un électricien expérimenté y travaille avec des précautions particulières.

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Sans catégorie

  • Bornes sans aucune mention CAT
  • Pour les circuits non reliés au réseau
  • Piles, électronique alimentée par une source isolée
  • Jamais sur le secteur, quelle que soit la tension affichée
Voix off

Certains appareils ou certaines bornes ne portent aucune catégorie de mesure. Cela veut dire qu'ils ne sont pas prévus pour être reliés au réseau. Ils servent pour des circuits isolés du secteur : une pile, une carte électronique alimentée par une batterie, un thermocouple, une maquette de laboratoire. Un piège fréquent : un petit multimètre affiche 500 volts maximum à côté de ses bornes, sans catégorie. On croit pouvoir l'utiliser sur une prise de 230 volts, puisque 230 est plus petit que 500. C'est faux. Sans catégorie, rien ne garantit qu'il supporte les surtensions du réseau. Pour nos labs à très basse tension, il convient, à condition que la source soit protégée par un fusible : sans catégorie ne veut pas dire sans énergie. Pour le secteur, jamais.

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La règle de choix

  • Catégorie de l'appareil au moins égale à celle du point
  • Tension assignée au moins égale à la tension du point
  • Un CAT IV 600 V peut servir en CAT III et en CAT II
  • Cordons et accessoires : même exigence que l'appareil
Voix off

La règle est simple. L'appareil doit avoir une catégorie au moins égale à celle du point de mesure, et une tension assignée au moins égale à la tension présente, par rapport à la terre et entre ses bornes. Un multimètre CAT IV 600 V peut donc servir dans un tableau en CAT III ou sur une prise en CAT II. Un CAT III 1 000 V ne doit pas être utilisé sur un compteur, qui est en CAT IV. Et l'ensemble ne vaut que ce que vaut son maillon le plus faible : un excellent appareil CAT IV avec des cordons CAT II reste un ensemble CAT II. Vérifie donc aussi le marquage de tes cordons et de tes pinces.

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À retenir

  • Les catégories suivent l'énergie disponible
  • CAT II prise, CAT III bâtiment, CAT IV origine
  • Sans catégorie : jamais sur le réseau
  • Le maillon le plus faible décide
Voix off

L'essentiel tient en quelques phrases. Les catégories classent les points de mesure selon l'énergie disponible en cas de défaut. La catégorie II concerne ce qui se branche sur une prise, la catégorie III l'installation fixe du bâtiment, et la catégorie IV l'origine de l'installation, là où l'arc est le plus violent. Un appareil sans catégorie ne se branche jamais sur le réseau. Et c'est toujours le maillon le plus faible, appareil, cordon ou accessoire, qui fixe la limite de l'ensemble. Dans la prochaine leçon, tu vas apprendre à inspecter un appareil et ses cordons avant chaque utilisation, parce qu'un bon marquage ne protège pas si l'appareil est abîmé.

À retenir

  • Plus le point de mesure est proche de l'arrivée du réseau, plus l'énergie disponible en cas de défaut est grande.
  • CAT II : ce qui se branche sur une prise ; CAT III : l'installation fixe du bâtiment ; CAT IV : l'origine de l'installation.
  • Un appareil sans catégorie ne se branche jamais sur le réseau, même si sa tension maximale paraît suffisante.
  • La catégorie et la tension de l'appareil et des cordons doivent être au moins celles du point de mesure.

Fais les exercices, le quiz et obtiens ton certificat dans ton espace

Avec ton compte, les deux premiers modules sont offerts : leçons, labs, simulations, quiz et tuteur. Débloque la suite du parcours pour 100 000 GNF. Le certificat vérifiable, délivré à la fin, coûte 399 000 GNF.

Indépendance. Ce parcours est indépendant de la Commission électrotechnique internationale (CEI), des organismes nationaux de normalisation, de l'association NAMUR, des fabricants cités en exemple ou en source (Fluke, Tektronix, Texas Instruments, JUMO, Arduino) et des éditeurs des logiciels proposés (simulateur de circuits Falstad, LTspice, LibreOffice, Microsoft Excel, Google Sheets) : il n'est affilié à aucun d'eux, il explique avec ses propres mots les catégories de mesure de la norme CEI 61010 et les autres normes citées sans en reproduire le texte, et le Certificat Elprofessor n'est ni une habilitation électrique ni un certificat d'étalonnage.