Les règles changent d'un pays à l'autre et évoluent : vérifie toujours les textes en vigueur chez toi.
Ce parcours enseigne les principes de la mesure électrique. Tous les labs se font sur des maquettes à très basse tension (piles, petites batteries protégées par un fusible, alimentations de laboratoire fermées, générateurs de signaux), et aucun ne demande d'ouvrir un tableau, un compteur ou un appareil branché sur le secteur. Il ne qualifie pas pour mesurer sur une installation sous tension et ne remplace ni l'habilitation électrique exigée dans ton pays, ni la formation et les procédures de ton employeur, ni les normes en vigueur : les mesures sur une installation réelle sont réservées aux personnes habilitées, avec des appareils et des cordons de catégorie adaptée. Les valeurs et les calculs des leçons sont des exemples et des ordres de grandeur, pas des valeurs de réglage ou de réception à appliquer telles quelles à une installation réelle.
Insérer un ampèremètre en série sans court-circuit, utiliser une pince sur un seul conducteur, et connaître les limites de chaque méthode.
La leçon, diapositive par diapositive
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Objectif de la leçon
Brancher un ampèremètre en série
Éviter l'erreur qui fait sauter le fusible
Utiliser une pince ampèremétrique
Mesurer le courant de charge d'une batterie
Voix off
Mesurer un courant, c'est savoir combien d'électricité circule dans un fil. C'est indispensable pour savoir si un panneau solaire recharge vraiment une batterie, si un moteur force, ou si un câble est trop petit. Mais c'est aussi la mesure qui abîme le plus d'appareils, à cause d'un mauvais branchement. Commençons par brancher un multimètre en ampèremètre et par éviter l'erreur classique. Ensuite, tu passeras à la pince ampèremétrique, qui mesure sans ouvrir le circuit. Tu verras enfin comment suivre le courant de charge d'une batterie solaire. Tout se fait sur ta maquette, avec des courants de quelques centaines de milliampères à quelques ampères.
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L'ampèremètre se met en série
Couper l'alimentation, ouvrir le circuit
Insérer l'appareil dans la coupure
Cordon rouge dans la borne mA ou A
Commencer par le plus grand calibre
Voix off
Pour mesurer un courant avec un multimètre, le courant doit traverser l'appareil. Tu coupes donc l'alimentation, tu ouvres le circuit à l'endroit voulu, et tu insères le multimètre dans la coupure, en série. Le cordon noir reste dans COM. Le cordon rouge passe dans la borne mA pour les petits courants, ou dans la borne A pour les courants de quelques ampères. Si tu ne connais pas l'ordre de grandeur, commence par la borne A et le plus grand calibre, puis descends. Ensuite seulement, tu remets l'alimentation. Sur ta maquette avec une pile, une résistance de 330 ohms et une LED, tu dois lire de l'ordre de dix à vingt milliampères. Note la valeur et le calibre utilisés.
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L'erreur qui fait sauter le fusible
Cordon resté dans la borne A
Pointes posées sur une source de tension
Court-circuit à travers l'appareil
Réflexe : cordon rouge dans V après chaque courant
Voix off
Voici l'erreur que presque tout le monde fait une fois. Tu viens de mesurer un courant, le cordon rouge est encore dans la borne A. Tu poses les pointes sur une batterie pour lire sa tension. En mode courant, l'appareil a une résistance presque nulle : tu viens de court-circuiter la batterie à travers ton multimètre. Dans le meilleur cas, le fusible fond. Sur une batterie puissante ou sur le réseau, l'appareil peut exploser dans tes mains. Prends donc ce réflexe : après chaque mesure de courant, tu remets le cordon rouge dans la borne V, avant même de poser l'appareil. Certains modèles sonnent ou affichent un message quand le cordon est mal placé, mais ne compte pas dessus.
Diapositive 4 sur 8
L'appareil influence le circuit
Un ampèremètre a une petite résistance interne
Il crée une chute de tension dans le circuit
Sur un circuit de quelques volts, le courant baisse
La notice donne cette chute par calibre
Voix off
Un ampèremètre parfait aurait une résistance nulle. Un vrai multimètre mesure le courant grâce à une petite résistance interne, et il provoque donc une petite chute de tension, parfois quelques centaines de millivolts sur certains calibres. Sur un circuit de 24 volts, c'est souvent négligeable. Sur ta maquette alimentée par deux piles de 1,5 volt, ce n'est plus négligeable : le courant mesuré est un peu plus faible que le courant réel sans appareil. Si tu vois un écart entre ton calcul et ta mesure, pense à cette influence avant d'accuser ta loi d'Ohm. La notice de certains appareils donne cette chute de tension par calibre.
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La pince ampèremétrique
Elle mesure le champ magnétique autour du fil
Pas besoin d'ouvrir le circuit
Modèle à effet Hall : continu aussi, zéro à faire
Modèle à transformateur : aveugle au continu
Voix off
Pour un kit solaire, tout circule en continu : choisis ta pince en conséquence. Toutes entourent le fil sans le couper et réagissent au champ magnétique que crée le courant. Celle qu'il te faut ici est la pince à effet Hall : un petit capteur à semi-conducteur, logé dans les mâchoires, sent même un champ immobile, et la pince lit le continu comme l'alternatif. Son point faible : au repos, son affichage dérive un peu autour de zéro. Avant chaque mesure en continu, ferme les mâchoires à l'écart de tout câble et appuie sur la touche de mise à zéro. Certaines de ces pinces n'ont même pas d'écran : branchées sur un multimètre, elles lui envoient une tension proportionnelle au courant. Si la tienne annonce 100 millivolts par ampère et que le multimètre lit 87 millivolts, le ruban LED de 12 volts de ta maquette tire 0,87 ampère. Méfie-toi enfin de la pince la plus répandue et la moins chère, qui fonctionne comme un transformateur : elle ne réagit qu'à un champ qui varie. Sur le câble d'une batterie, elle reste à zéro même quand plusieurs ampères y passent.
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Un seul conducteur dans la pince
Aller et retour ensemble : la pince lit presque zéro
Entourer un seul fil, mâchoires bien fermées
Fil au centre des mâchoires
Petit courant : faire plusieurs tours et diviser
Voix off
À Bamako, un apprenti serre sa pince sur le cordon d'un congélateur en marche et lit 0,02 ampère. Le congélateur consomme bien plus : la pince entoure à la fois le fil qui amène le courant et celui qui le ramène. Ces deux courants, égaux et de sens contraires, créent des champs qui s'annulent. La pince doit entourer un seul conducteur. Pour un appareil sur prise, sans jamais ouvrir le cordon, on intercale un adaptateur séparateur, qui présente les deux fils à part. Ferme bien les mâchoires et place le fil au centre, la mesure est plus juste. Pour un petit courant, par exemple 150 milliampères sur ta maquette, une pince prévue pour des centaines d'ampères manque de précision. Astuce : fais passer le fil dix fois dans la pince, en enroulant, puis divise la lecture par dix. Compare ce résultat avec celui du multimètre en série.
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Le courant de charge d'une batterie
Midi : courant du panneau vers la batterie
Soir : courant de la batterie vers les lampes
Comparer ce qui entre et ce qui sort
Une pince à effet Hall évite de couper les câbles
Voix off
Prends un kit solaire de 12 volts dans une concession près de Tambacounda : un panneau, un régulateur, une batterie, trois lampes et un port pour charger les téléphones. La famille trouve que la batterie se vide trop vite. Avec une pince à effet Hall remise à zéro, tu mesures le courant entre le régulateur et la batterie à midi : par exemple 2,5 ampères qui entrent. Le soir, tu mesures 1,2 ampère qui sortent vers les lampes et les chargeurs, pendant cinq heures. Si l'entrée n'atteint son maximum que deux ou trois heures par jour, la recharge ne couvre peut-être pas la consommation. Tu verras au module 4 comment faire ce bilan en énergie, et pas seulement en courant.
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À retenir
Ampèremètre en série, en partant du grand calibre
Cordon rouge dans V après chaque courant
Pince à effet Hall pour le continu, remise à zéro
Un seul conducteur dans la pince
Voix off
Retiens que l'ampèremètre se branche en série, en ouvrant le circuit, et qu'on commence par le plus grand calibre. Après chaque mesure de courant, le cordon rouge revient dans la borne V : c'est le réflexe qui sauve ton appareil, et parfois tes mains. La pince mesure sans couper le circuit ; pour le continu, il te faut une pince à effet Hall remise à zéro. Et la pince n'entoure qu'un seul conducteur, sinon l'aller et le retour s'annulent. Dans la prochaine leçon, tu vas mesurer des résistances, contrôler une continuité et tester une diode, toujours hors tension, et tu verras pourquoi l'isolement demande un autre appareil.
À retenir
L'ampèremètre se met en série : on ouvre le circuit et le courant traverse l'appareil.
Après une mesure de courant, le cordon rouge revient dans la borne V avant toute autre mesure.
Pour du continu, il faut une pince à effet Hall, remise à zéro mâchoires fermées loin des câbles ; une pince à transformateur ne voit que l'alternatif.
Une pince serrée sur un cordon entier lit presque zéro : elle doit entourer un seul conducteur.
Fais les exercices, le quiz et obtiens ton certificat dans ton espace
Avec ton compte, les deux premiers modules sont offerts : leçons, labs, simulations, quiz et tuteur. Débloque la suite du parcours pour 100 000 GNF. Le certificat vérifiable, délivré à la fin, coûte 399 000 GNF.
Indépendance. Ce parcours est indépendant de la Commission électrotechnique internationale (CEI), des organismes nationaux de normalisation, de l'association NAMUR, des fabricants cités en exemple ou en source (Fluke, Tektronix, Texas Instruments, JUMO, Arduino) et des éditeurs des logiciels proposés (simulateur de circuits Falstad, LTspice, LibreOffice, Microsoft Excel, Google Sheets) : il n'est affilié à aucun d'eux, il explique avec ses propres mots les catégories de mesure de la norme CEI 61010 et les autres normes citées sans en reproduire le texte, et le Certificat Elprofessor n'est ni une habilitation électrique ni un certificat d'étalonnage.