Distinguer les données vecteur et raster et choisir la représentation qui convient à un objet et à une échelle.
La leçon, diapositive par diapositive
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Objectif de la leçon
Reconnaître une donnée vecteur
Reconnaître une donnée raster
Choisir selon l'objet et l'échelle
Voix off
Quand tu ouvres un SIG, tu manipules deux grandes familles de données. Les données vecteur décrivent des objets avec des formes géométriques : des points, des lignes, des polygones. Les données raster découpent l'espace en une grille régulière de petites cellules. Ces deux familles ne se traitent pas avec les mêmes outils, et elles ne répondent pas aux mêmes questions. Dans cette leçon, tu vas apprendre à les reconnaître, à comprendre ce que veut dire la résolution d'un raster, et à choisir la bonne représentation pour un objet donné.
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Le mode vecteur
Des points : une école, un forage
Des lignes : une route, une rivière
Des polygones : une commune, une parcelle
Chaque forme est faite de sommets
Voix off
En mode vecteur, chaque objet a une forme. Un point est une seule position, définie par deux coordonnées : c'est ce qui convient pour une école ou un forage sur une carte de commune. Une ligne est une suite de sommets reliés : une route, une rivière, une piste. Un polygone est une surface fermée, dont le premier et le dernier sommet se rejoignent : une commune, un quartier, une parcelle agricole. Plus tu poses de sommets, plus la forme suit fidèlement la réalité, mais plus le fichier est lourd. Le vecteur est idéal pour les objets aux limites nettes, que tu veux nommer et compter.
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Le mode raster
Une grille de cellules, aussi appelées pixels
Une valeur par cellule : altitude, couleur, population
La résolution : la taille d'une cellule au sol
Voix off
En mode raster, l'espace est découpé en une grille de cellules carrées, toutes de la même taille. Chaque cellule porte une valeur. Sur une photo satellite, c'est une couleur. Sur un modèle numérique de terrain, c'est une altitude en mètres. Sur une grille de population, c'est un nombre estimé d'habitants. La taille d'une cellule sur le terrain s'appelle la résolution. Un raster à trente mètres de résolution a des cellules de trente mètres de côté. Le raster convient aux phénomènes qui varient partout, de façon continue, comme le relief, la pluie ou la température.
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La résolution en pratique
Cellule de 30 m : un terrain de football tient dans environ 3 cellules sur 2
Cellule de 10 m : une grande maison occupe une ou deux cellules
Plus la cellule est petite, plus le fichier grossit
Voix off
Pour te faire une idée, pense à un terrain de football, qui mesure environ cent mètres sur soixante-dix. Avec des cellules de trente mètres, il tient dans à peu près trois cellules sur deux : tu vois le terrain, pas les buts. Avec des cellules de dix mètres, comme certaines bandes des images Sentinel-2, une grande maison occupe une ou deux cellules. La résolution fixe donc ce que tu peux voir. Mais elle a un coût : diviser la taille des cellules par trois multiplie leur nombre par neuf. Sur une province entière, cela compte pour ton ordinateur et ta connexion.
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Un même objet, deux représentations
Une rivière : une ligne à petite échelle, un polygone à grande échelle
Une ville : un point sur la carte du pays, un polygone sur celle de la région
L'échelle décide de la forme
Voix off
Un même objet peut être représenté de plusieurs façons. Sur une carte de toute la Guinée, le fleuve Niger est une ligne. Sur un plan de Kouroussa, il devient une surface avec deux berges. De même, Casablanca est un point sur une carte de l'Afrique, et un grand polygone découpé en quartiers sur une carte de la région. Il n'y a donc pas une bonne forme dans l'absolu. Il y a celle qui convient à ton échelle de travail et à ta question. Si tu veux mesurer la distance d'un village à la rivière, une ligne suffit. Si tu veux calculer une surface inondée, il te faut un polygone.
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Quand choisir l'un ou l'autre
Vecteur : objets nets que tu nommes et comptes
Raster : phénomènes continus comme le relief ou la pluie
Le plus souvent, tu combines les deux
Voix off
En pratique, tu combines presque toujours les deux familles. Pour notre question de parcours, les écoles, les centres de santé et les points d'eau sont des points vecteur. Les communes sont des polygones vecteur. Le relief, qui rend une distance plus ou moins difficile à parcourir, est un raster. La population, quand tu n'as pas de recensement par village, peut venir d'une grille raster estimée. Tu verras dans le module 6 comment lire la valeur d'un raster sous un point, par exemple l'altitude de chaque village. C'est souvent là que les deux familles se rencontrent.
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À retenir
Vecteur : points, lignes, polygones
Raster : une grille de cellules avec une valeur chacune
La résolution fixe ce que tu peux voir
Voix off
Retiens la différence. Le vecteur décrit des objets par des formes faites de sommets : points, lignes et polygones. Le raster découpe l'espace en cellules régulières qui portent chacune une valeur, et sa résolution te dit la taille d'une cellule sur le terrain. Le choix dépend de l'objet, de l'échelle et de la question. Un petit exercice : regarde autour de toi et classe cinq choses que tu vois en point, ligne, polygone ou raster, en précisant l'échelle. Dans la prochaine leçon, tu vas entrer dans une couche vecteur et lire sa table attributaire.
À retenir
Le vecteur décrit des objets par des points, des lignes et des polygones faits de sommets.
Le raster découpe l'espace en cellules qui portent chacune une valeur.
Le choix dépend de l'objet, de l'échelle et de la question posée.
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