Les règles juridiques citées (données personnelles, accessibilité, mentions à afficher) et les versions de logiciels sont des repères à la date d'octobre 2026. Elles changent selon les pays et dans le temps : avant de mettre en ligne un site qui collecte des données, vérifie le texte en vigueur chez toi ou demande conseil à un juriste.
Organiser un tri par cartes, ouvert ou fermé, et en tirer des regroupements et des noms de rubriques.
La leçon, diapositive par diapositive
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Objectif de la leçon
Comprendre le tri par cartes
Choisir entre tri ouvert et tri fermé
Le préparer et l'animer
Lire les résultats
Voix off
Quand tu ranges les pages d'un site, tu le fais avec ta logique. Le problème, c'est que tes visiteurs en ont peut-être une autre. Le tri par cartes sert à découvrir leur logique avant de figer le menu. C'est une méthode simple et peu chère : il suffit de petites cartes en papier ou d'un outil en ligne. Dans cette leçon, tu vas voir comment la préparer, comment l'animer avec des personnes de ton public, et comment lire ce qu'elle t'apprend sans en tirer de fausses conclusions.
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Le principe
Une carte par contenu ou par page
Le participant forme des groupes
Il explique ses choix à voix haute
Tu observes et tu notes
Voix off
Le principe est simple. Tu écris chaque contenu sur une carte : « tarifs », « liste des documents », « réserver un entretien », « l'équipe », et ainsi de suite. Tu donnes le paquet à une personne de ton public et tu lui demandes de former des groupes qui ont du sens pour elle. Pendant qu'elle trie, elle explique à voix haute pourquoi elle met telle carte avec telle autre. Toi, tu observes et tu notes, sans corriger. Ces explications valent souvent plus que les groupes eux-mêmes, parce qu'elles te donnent les mots du visiteur.
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Ouvert ou fermé
Ouvert : le participant crée et nomme les groupes
Fermé : il range dans des groupes fournis
L'ouvert d'abord, quand rien n'existe encore
Voix off
Il existe deux grandes formes. Dans le tri ouvert, le participant crée ses groupes et leur donne un nom. C'est la forme la plus riche pour comprendre comment les gens pensent, et c'est celle qu'on utilise quand le site n'existe pas encore. Dans le tri fermé, tu fournis les rubriques et le participant range les cartes dedans. Il sert surtout à vérifier un classement. Nielsen Norman Group, un cabinet de recherche en ergonomie, note toutefois que pour vérifier un menu, le test d'arborescence, que tu verras dans la leçon 2.4, convient mieux.
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Préparer les cartes
Trente à cinquante cartes, moins pour un très petit site
Des intitulés clairs, sans les mots des rubriques
Des participants du vrai public
Voix off
Nielsen Norman Group conseille trente à cinquante cartes ; pour un très petit site, une vingtaine peut suffire. Au-delà d'une cinquantaine, les participants se fatiguent et finissent par créer un tas « divers ». Écris des intitulés clairs, et évite d'y glisser les mots que tu imagines pour les rubriques : si trois cartes commencent par « services », elles finiront ensemble sans rien t'apprendre. Choisis des participants du vrai public : des parents et des bénévoles pour Mwinda, pas les membres du bureau. Une table et des cartes en papier suffisent ; un outil en ligne aide quand les personnes sont loin, à Montréal ou à Lubumbashi.
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Combien de participants ?
Étude qualitative : au moins quinze selon Nielsen Norman Group
Petit projet : commencer avec quelques personnes
Chercher des tendances, pas un vote
Voix off
Combien de personnes faut-il ? Pour une étude qualitative, Nielsen Norman Group recommande au moins quinze participants, avec des explications à voix haute. Sur un petit projet sans budget, tu peux commencer avec quelques personnes et en ajouter tant que de nouveaux regroupements apparaissent. Garde en tête que tu cherches des tendances. Si la plupart des parents rangent « horaires des séances » avec « inscriptions », c'est un signal fort. Si une seule personne invente une rubrique étrange, note-la, mais ne bâtis pas ton menu sur elle.
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Lire les résultats
Les cartes souvent ensemble
Les cartes qui hésitent entre deux groupes
Les noms donnés par les participants
Les cartes que personne ne comprend
Voix off
Après les séances, regarde quatre choses. Les cartes que presque tout le monde met ensemble forment le noyau d'une rubrique. Les cartes qui hésitent entre deux groupes devront être accessibles depuis les deux, par un lien. Les noms que les participants donnent à leurs groupes sont de bons candidats pour ton menu. Et les cartes que personne ne comprend ont un intitulé à revoir, ou un contenu inutile. Au cabinet de Québec, plusieurs clients ont mis « tarifs » avec « réserver un entretien ». Le cabinet a donc placé les tarifs juste avant le bouton de réservation.
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À retenir
Le tri par cartes révèle la logique des visiteurs
Ouvert pour découvrir, fermé pour vérifier
De vrais participants, des tendances
Leurs mots pour nommer les rubriques
Voix off
Retiens que le tri par cartes te montre comment tes visiteurs rangent les contenus dans leur tête. Le tri ouvert sert à découvrir, le tri fermé à vérifier un classement. Tu choisis des participants du vrai public, tu les écoutes expliquer, et tu cherches des tendances plutôt que des votes. Les noms qu'ils donnent à leurs groupes sont souvent les meilleurs titres de rubrique. Avec ces résultats en main, tu peux construire l'arborescence complète du site. C'est le sujet de la prochaine leçon.
À retenir
Le tri par cartes montre comment les visiteurs rangent les contenus dans leur tête.
Tri ouvert : les participants créent et nomment leurs groupes ; tri fermé : ils rangent les cartes dans des groupes donnés.
Nielsen Norman Group recommande au moins 15 participants pour une étude qualitative ; sur un petit projet, on commence plus modestement.
On cherche des tendances, pas un vote, et on garde les mots des participants.
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