Repérer ce qui rend une carte thématique illisible et la distinguer d'une carte de référence.
La leçon, diapositive par diapositive
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Ce que tu vas apprendre
Reconnaître une carte thématique
Repérer les défauts d'une carte ratée
Poser les trois questions de départ
Voix off
Bienvenue dans ce parcours. Tu vas apprendre à faire des cartes de données qui disent vrai et qui se lisent vite. On part d'un constat simple : la plupart des cartes ratées le sont avant même qu'on ouvre un logiciel, parce que personne n'a décidé ce que la carte devait dire, ni à qui. Dans cette leçon, tu regardes une carte qui ne marche pas, tu comprends pourquoi, puis tu retiens les trois questions à poser avant chaque nouvelle carte. Elles reviendront dans tous les modules.
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Carte de référence, carte thématique
Référence : où sont les routes, les villes, les fleuves
Thématique : comment un phénomène se répartit
Le fond de carte devient un simple support
Voix off
Une carte de référence te dit où sont les choses : les routes, les fleuves, les villes, les limites. C'est la carte que tu consultes pour te repérer, comme une carte routière ou le plan d'un quartier de Dakar. Une carte thématique montre autre chose : comment un phénomène se répartit dans l'espace. Un taux de scolarisation, une densité de population, des déplacements entre régions. Le fond de carte n'est plus le sujet, il sert de support. Dans ce parcours, tu fabriques des cartes thématiques, et tout ce qui ne sert pas leur message passe au second plan.
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Une carte ratée
Taux de scolarisation par préfecture, valeurs fictives
Douze couleurs vives, sans ordre
Ni titre, ni unité, ni source
Le nom de chaque sous-préfecture écrit en noir
Voix off
Imagine une carte trouvée dans un rapport. Elle montre un taux de scolarisation par préfecture en Guinée, avec des valeurs fictives pour notre exercice. Chaque classe a sa couleur vive : rouge, vert, jaune, violet, sans aucun ordre. Il n'y a ni titre, ni unité, ni source. En plus, l'auteur a écrit le nom de chaque sous-préfecture, si bien que le texte couvre la moitié de la surface. Tu la regardes dix secondes et tu ne sais toujours pas où l'on scolarise le plus. Garde cette image en tête : tu vas la corriger pas à pas.
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Le diagnostic
Le lecteur ne sait pas ce qu'il regarde
Les couleurs ne suivent pas l'ordre des valeurs
Le décor écrase l'information
Rien ne permet de vérifier
Voix off
Faisons le diagnostic. D'abord, le lecteur ne sait pas ce qu'il regarde, puisque aucun titre ne le dit. Ensuite, les couleurs ne suivent pas l'ordre des valeurs : rien n'indique que le violet vaut plus que le jaune, alors que les taux, eux, se rangent du plus faible au plus fort. Puis le décor, ici tous ces noms, prend la place de l'information. Enfin, sans source ni date, personne ne peut vérifier. Ces quatre défauts reviennent dans beaucoup de cartes publiées, et chacun a sa correction.
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Les trois questions de départ
Quoi : le message à faire passer
Pour qui : le public et le support
Où : l'échelle et le découpage du territoire
Voix off
Avant de toucher au logiciel, pose-toi trois questions. Quoi : quel message la carte doit-elle faire passer, en une phrase ? Pour qui : qui va la lire, et sur quel support, un rapport imprimé, un journal, un téléphone ? Où : à quelle échelle, et avec quel découpage, régions, préfectures, communes ? Ces réponses décident de presque tout le reste : le type de carte, le nombre de classes, les couleurs, la taille du texte. Une carte faite sans elles est une carte faite au hasard, même si elle est jolie.
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Les mêmes données, deux cartes
Pour un service technique : six classes, note de méthode
Pour un journal : trois ou quatre classes, un titre qui dit le constat
Les données ne changent pas, la carte si
Voix off
Prends une enquête sur l'accès à l'eau potable au Burkina Faso, avec des valeurs fictives par province. Pour un service technique qui planifie des forages, tu fais une carte détaillée : six classes, une légende précise, une note de méthode. Pour un journal de Ouagadougou, tu simplifies : trois ou quatre classes et un titre qui dit ce que montrent les chiffres, par exemple quelle zone reste la moins bien desservie. Les données n'ont pas bougé. Seuls le public et le message ont changé, et ce sont pourtant deux cartes différentes.
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À retenir
Une carte thématique sert un message
Les défauts naissent souvent avant le dessin
Quoi, pour qui, où : à chaque nouvelle carte
Voix off
Retiens trois idées. Une carte thématique montre la répartition d'un phénomène, et tout le reste est au service de ce message. La plupart des défauts naissent avant le dessin, quand personne n'a choisi ce que la carte devait dire. Et les trois questions, quoi, pour qui, où, se posent à chaque nouvelle carte, même petite, même pressée. Dans la prochaine leçon, tu travailles la première : écrire le message en une phrase, puis vérifier que tes données permettent vraiment de le soutenir.
À retenir
Une carte thématique montre comment un phénomène se répartit, le fond de carte n'est qu'un support.
La plupart des cartes ratées le sont avant le dessin : personne n'a choisi ce qu'elles devaient dire.
Trois questions précèdent tout choix graphique : quoi, pour qui, à quelle échelle.
Fais les exercices, le quiz et obtiens ton certificat dans ton espace
Avec ton compte, les deux premiers modules sont offerts : leçons, labs, simulations, quiz et tuteur. Débloque la suite du parcours pour 100 000 GNF. Le certificat vérifiable, délivré à la fin, coûte 399 000 GNF.
Indépendance. QGIS, Magrit, Inkscape et LibreOffice sont des logiciels libres, ColorBrewer et geoBoundaries des ressources gratuites, tous cités ici comme outils ; le parcours est indépendant et n'est affilié à aucun de leurs auteurs ni de leurs éditeurs.