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Leçon offerteModule 02 · Leçon 02.019 min

Ce que dit la donnée

Parcours 179 : Cartographie thématique : concevoir une carte juste et lisible · Fondamentaux

Objectif de la leçon

Reconnaître le type d'une donnée (qualitative, ordonnée, quantitative) et son implantation (ponctuelle, linéaire, zonale).

La leçon, diapositive par diapositive

Diapositive 1 sur 8

Ce que tu vas apprendre

  • Les trois types de données
  • La différence entre stock et taux
  • Les trois implantations sur une carte
  • Le cas des phénomènes continus
Voix off

Dans ce module, tu apprends à choisir la bonne façon de dessiner une donnée. Mais avant de dessiner, il faut savoir ce que la donnée dit. Une liste de langues parlées, un niveau de risque et un nombre d'habitants ne se représentent pas de la même manière, parce qu'ils ne disent pas le même genre de chose. Dans cette leçon, tu apprends à reconnaître le type d'une donnée, puis la nature de l'objet qui la porte : un point, une ligne ou une zone. Tu verras aussi le cas des phénomènes continus, comme la pluie, qui ignorent les limites. Ce double diagnostic guidera tous tes choix graphiques.

Diapositive 2 sur 8

Trois types de données

  • Qualitative : des catégories sans ordre
  • Ordonnée : des catégories rangées
  • Quantitative : des mesures avec des écarts
Voix off

Une donnée qualitative distingue des catégories sans ordre entre elles : la culture principale d'une commune, le type de sol, la langue la plus parlée à la maison. Aucune n'est plus grande que l'autre. Une donnée ordonnée range des catégories : un risque faible, moyen ou élevé, une route nationale, régionale ou une piste. Tu sais lequel est au-dessus, mais pas de combien. Une donnée quantitative mesure : un nombre d'habitants, un pourcentage, une distance en kilomètres. Là, tu peux calculer des écarts et des rapports.

Diapositive 3 sur 8

Stock ou taux

  • Stock : une quantité qui s'additionne
  • Taux : un rapport qui ne s'additionne pas
  • Deux communes : 20 000 et 30 000 habitants, total 50 000
  • Deux taux de 40 % et 60 % ne font pas 100 %
Voix off

Parmi les données quantitatives, fais une distinction de plus. Un stock est une quantité brute qui s'additionne : si deux communes fictives d'Haïti comptent 20 000 et 30 000 habitants, leur ensemble en compte 50 000. Un taux est un rapport entre deux quantités : une densité, un pourcentage, un revenu par habitant. Il ne s'additionne pas. Si ces deux communes scolarisent 40 % et 60 % de leurs enfants, l'ensemble ne scolarise évidemment pas 100 %. Cette distinction va décider du type de carte au module 4. Note-la dès maintenant pour chaque donnée.

Diapositive 4 sur 8

Le piège des codes

  • Des chiffres qui ne sont pas des quantités
  • 1 = argileux, 2 = sableux, 3 = latéritique
  • Un code postal, un identifiant de commune
  • Un logiciel les traitera comme des nombres
Voix off

Méfie-toi des chiffres qui n'en sont pas. Dans beaucoup de tableaux, un type de sol est codé 1 pour argileux, 2 pour sableux, 3 pour latéritique. Ces chiffres ne mesurent rien : le sableux ne vaut pas deux fois l'argileux. C'est une donnée qualitative déguisée. Même chose pour un identifiant de commune ou un code postal. Le problème, c'est que ton logiciel, lui, verra des nombres et te proposera volontiers un dégradé du clair au foncé. Avant de cartographier une colonne, demande-toi toujours ce que ses valeurs signifient vraiment.

Diapositive 5 sur 8

Trois implantations

  • Ponctuelle : une école, un forage, une gare
  • Linéaire : une route, une rivière, un flux
  • Zonale : une commune, une préfecture, une parcelle
Voix off

Ensuite, regarde l'objet qui porte la donnée. Bertin parle d'implantation. Une implantation ponctuelle concerne des objets que l'on représente par un point à cette échelle : une école, un forage, une gare routière. Une implantation linéaire concerne des objets en longueur : une route, une rivière, un déplacement entre deux villes. Une implantation zonale concerne des surfaces : une commune, une préfecture, une parcelle agricole. Une même ville peut être un point sur la carte d'un pays et une zone sur la carte de sa région.

Diapositive 6 sur 8

Les phénomènes continus

  • La pluie, la température, l'altitude existent partout
  • Des isolignes qui relient les points de même valeur
  • Ou des plages de couleur entre ces lignes
  • Valeurs estimées entre les mesures : le dire
Voix off

Certains phénomènes ne s'arrêtent pas aux limites administratives : la pluie, la température ou l'altitude existent en tout point du territoire. On les mesure en quelques points, par exemple des stations météo, puis on estime les valeurs entre ces points. La carte relie alors les points de même valeur par des isolignes, comme les courbes de niveau d'une carte topographique, ou colorie les plages entre deux lignes, du clair au foncé. Les images satellites classées, comme une carte d'occupation du sol, couvrent elles aussi tout le territoire, pixel par pixel. Une précaution : entre deux stations, la valeur est une estimation. Indique le nombre de mesures et la méthode dans ta note.

Diapositive 7 sur 8

Passer d'une implantation à l'autre

  • Une valeur par zone portée par un point au centre
  • Des points comptés par zone
  • Le choix dépend du message
Voix off

Tu peux changer d'implantation, et c'est souvent utile. La population d'une commune, donnée zonale, peut être montrée par un cercle posé au centre de la commune : c'est le principe des symboles proportionnels, que tu verras au module 4. À l'inverse, des points peuvent être comptés par zone : le nombre de centres de santé par commune, à partir de leur localisation. Dans les deux cas, demande-toi ce que ton message exige. Pour dire où sont les centres, garde les points. Pour comparer les communes, compte-les.

Diapositive 8 sur 8

À retenir

  • Qualitative, ordonnée ou quantitative
  • Stock ou taux, pour les quantités
  • Ponctuelle, linéaire ou zonale
Voix off

Retiens le double diagnostic à faire sur chaque colonne de ton tableau. Premier diagnostic : la donnée est-elle qualitative, ordonnée ou quantitative, et si elle est quantitative, est-ce un stock ou un taux ? Méfie-toi des codes chiffrés qui cachent une donnée qualitative. Second diagnostic : l'objet qui la porte est-il un point, une ligne ou une zone ? Avec ces deux réponses, tu es prêt pour la suite : choisir, parmi les variables visuelles, celle qui respecte ce que dit ta donnée.

À retenir

  • Une donnée qualitative distingue, une donnée ordonnée classe, une donnée quantitative mesure.
  • Parmi les quantités, un stock s'additionne, un taux ne s'additionne pas.
  • L'implantation, point, ligne ou zone, dépend de l'objet que tu représentes.
  • Un phénomène continu, comme la pluie, se montre par des isolignes ou des plages, avec des valeurs estimées entre les mesures.

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Avec ton compte, les deux premiers modules sont offerts : leçons, labs, simulations, quiz et tuteur. Débloque la suite du parcours pour 100 000 GNF. Le certificat vérifiable, délivré à la fin, coûte 399 000 GNF.

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