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Leçon offerteModule 01 · Leçon 01.048 min

Types et formes de phrases

Parcours 159 : Grammaire française : de la phrase simple à la phrase complexe · Fondamentaux

Objectif de la leçon

Reconnaître le type et les formes d'une phrase, puis la ramener à la phrase de base pour l'analyser.

La leçon, diapositive par diapositive

Diapositive 1 sur 8

Objectif de la leçon

  • Distinguer les quatre types de phrases
  • Reconnaître les formes de phrase
  • Comprendre les registres de l'interrogation
  • Ramener une phrase transformée au modèle
Voix off

Dans la vraie vie, on ne parle presque jamais avec des phrases de base. On pose des questions, on donne des ordres, on nie, on met un mot en avant. Dans cette leçon, tu vas apprendre à reconnaître ces transformations. Il y a d'un côté les types de phrases, qui disent ce que la phrase fait : affirmer, questionner, ordonner, s'exclamer. Il y a de l'autre les formes de phrase, qui se combinent librement. Tu verras aussi pourquoi une même question peut s'écrire de trois façons. Et surtout, tu sauras revenir au modèle de base pour analyser n'importe quelle phrase, même très transformée.

Diapositive 2 sur 8

Quatre types de phrases

  • Déclaratif : « La réunion commence à dix heures. »
  • Interrogatif : « La réunion commence à quelle heure ? »
  • Impératif (ou injonctif) : « Commence la réunion sans moi. »
  • Exclamatif : « Quelle réunion interminable ! »
Voix off

Chaque phrase a un type, et un seul. Le type déclaratif affirme quelque chose. L'interrogatif pose une question. L'impératif donne un ordre, un conseil ou une consigne, souvent sans sujet exprimé. En France, on dit souvent phrase injonctive. L'exclamatif exprime une émotion forte, avec des mots comme « quel » ou « comme ». Attention à un piège : le point d'exclamation ne suffit pas à faire une phrase exclamative. « Sors d'ici ! » est une phrase impérative, avec un point d'exclamation pour l'intensité. Ce qui compte, c'est la construction. Un ordre reste un ordre, que tu le cries ou que tu le chuchotes.

Diapositive 3 sur 8

Une question, trois constructions

  • « Tu viens à la réunion ? » : registre familier
  • « Est-ce que tu viens à la réunion ? » : courant
  • « Viens-tu à la réunion ? » : soutenu
  • Le sens ne change pas, le registre si
Voix off

Une même question peut se construire de trois manières. À l'oral, entre amis, à Conakry comme à Paris, on dit souvent « Tu viens à la réunion ? », avec une simple intonation qui monte. Dans un échange courant, on ajoute « est-ce que ». À l'écrit soigné, dans une lettre officielle ou un discours, on inverse le sujet : « Viens-tu à la réunion ? » Les trois sont du français correct. Elles ne s'emploient pas dans les mêmes situations, c'est tout. Le travail du grammairien n'est pas de condamner la première, mais de savoir laquelle convient à quelle situation, et de l'expliquer.

Diapositive 4 sur 8

Les formes de phrase

  • Positive ou négative
  • Active ou passive
  • Neutre ou emphatique
  • Personnelle ou impersonnelle
Voix off

À côté du type, chaque phrase a des formes, et elles se combinent. Une phrase est positive ou négative. Elle est active ou passive. Elle est neutre ou emphatique, c'est-à-dire qu'elle met ou non un élément en relief. Elle est personnelle ou impersonnelle. Prends : « Il n'a pas été annoncé de nouvelle date. » C'est une phrase déclarative, négative, passive et impersonnelle, tout à la fois. Ça a l'air compliqué, mais chaque forme se repère avec un indice simple : « ne... pas » pour la négation, « être » suivi d'un participe, avec un agent possible en « par », pour le passif (« elle est partie » n'en est pas un), « c'est... qui » pour l'emphase, « il » qui ne remplace rien pour l'impersonnel.

Diapositive 5 sur 8

La négation à l'oral et à l'écrit

  • « ne... pas », « ne... plus », « ne... jamais », « ne... rien »
  • À l'oral, le « ne » disparaît souvent
  • « J'ai pas reçu ton message »
  • À l'écrit soigné, on garde les deux mots
Voix off

La négation française a deux morceaux : « ne » avant le verbe conjugué, et « pas », « plus », « jamais » ou « rien » après. À l'oral, presque tout le monde laisse tomber le « ne ». À Dakar, à Montréal ou à Lyon, tu entendras « J'ai pas reçu ton message ». Ce n'est pas une faute de compréhension, c'est l'usage oral. Mais à l'écrit soigné, dans une lettre de motivation, un rapport ou une copie d'examen, on garde les deux morceaux : « Je n'ai pas reçu ton message. » Note bien la place de « ne » : il se colle au verbe conjugué, ou à l'auxiliaire quand le verbe est à un temps composé.

Diapositive 6 sur 8

Passive et emphatique

  • Active : « Le conseil a voté le budget. »
  • Passive : « Le budget a été voté par le conseil. »
  • Emphatique : « C'est le conseil qui a voté le budget. »
  • Emphatique : « Le budget, le conseil l'a voté. »
Voix off

Regarde ces quatre phrases. Elles racontent le même fait, mais elles ne mettent pas la lumière au même endroit. À la forme active, le conseil est sujet et agit. À la forme passive, le budget devient sujet, et le conseil passe dans un complément introduit par « par ». C'est utile quand on veut parler d'abord du budget, ou quand on ne sait pas qui a agi : « Le budget a été voté. » La forme emphatique met un élément en relief, soit en l'encadrant par « c'est... qui », soit en le détachant en tête et en le reprenant par un pronom. Les journalistes jouent beaucoup avec ces formes dans les titres.

Diapositive 7 sur 8

Revenir à la phrase de base

  • « Pourquoi les inscriptions n'ont-elles pas été ouvertes hier ? »
  • On retire l'interrogation et la négation
  • On repasse à l'actif : « On a ouvert les inscriptions hier. »
  • On analyse ensuite sujet, prédicat, complément
Voix off

Voici le geste qui te sauve dans les phrases compliquées. Prends : « Pourquoi les inscriptions n'ont-elles pas été ouvertes hier ? » Tu enlèves d'abord l'interrogation : « Les inscriptions n'ont pas été ouvertes hier. » Puis la négation : « Les inscriptions ont été ouvertes hier. » Puis le passif, en trouvant un sujet actif, ici le pronom « on » : « On a ouvert les inscriptions hier. » Te voilà devant une phrase de base. Le sujet est « on », le prédicat « a ouvert les inscriptions », le complément de phrase « hier ». Tu sais maintenant que dans la phrase de départ, « les inscriptions » était le sujet d'un verbe passif.

Diapositive 8 sur 8

À retenir

  • Un seul type par phrase
  • Plusieurs formes qui se combinent
  • L'interrogation varie selon le registre
  • On ramène la phrase au modèle pour l'analyser
Voix off

Pour finir ce premier module, retiens ceci. Une phrase a un seul type : déclaratif, interrogatif, impératif ou exclamatif. Elle a aussi des formes qui se combinent : négative, passive, emphatique, impersonnelle. La question peut se construire de trois façons selon le registre, et aucune n'est fausse en soi. Pour analyser une phrase transformée, tu la ramènes pas à pas à la phrase de base. Tu as maintenant tout ce qu'il faut pour le lab de ce module : constituer ton propre carnet de phrases réelles et les analyser avec tes outils. Dans le module 2, on regardera chaque mot de près.

À retenir

  • Chaque phrase a un seul type : déclaratif, interrogatif, impératif ou exclamatif.
  • Elle combine des formes : positive ou négative, active ou passive, neutre ou emphatique, personnelle ou impersonnelle.
  • La phrase interrogative change de construction selon le registre.
  • Pour analyser une phrase transformée, on la ramène à la phrase de base.

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