Les règles changent d'un pays à l'autre et évoluent : vérifie toujours les textes en vigueur chez toi.
Ce parcours explique des principes, des méthodes et des ordres de grandeur pour comprendre et prévenir les risques. Il ne remplace ni la formation donnée sur place par le responsable de ton laboratoire, ni la fiche de données de sécurité de chaque produit, ni une formation aux premiers secours ou à la lutte contre l'incendie. Aucune valeur ni consigne qu'il présente ne doit être appliquée telle quelle à un laboratoire réel : sur place, ce sont le responsable du laboratoire, les services de secours et les professionnels habilités qui décident, selon les normes et les règles en vigueur dans ton pays.
Comprendre d'où viennent les étiquettes de danger, ce qu'est le SGH des Nations unies et comment il est appliqué en Europe, au Canada et en Afrique.
La leçon, diapositive par diapositive
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Objectif de la leçon
Savoir ce qu'est le SGH
Le reconnaître en Europe et au Canada
Comprendre la situation en Afrique
Lire une étiquette venue d'ailleurs
Voix off
Un flacon d'acétone acheté à Casablanca, à Montréal ou à Lyon devrait te dire la même chose sur ses dangers. C'est l'idée d'un système international d'étiquetage. D'où vient ce système, comment l'Europe et le Canada l'appliquent, où en sont les pays d'Afrique : c'est le chemin que nous allons suivre. Tu vas aussi comprendre pourquoi, dans beaucoup de laboratoires, on trouve sur la même étagère des étiquettes de systèmes différents, parfois très anciennes. Savoir les reconnaître t'évite de mal lire un danger, ou de passer à côté.
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Le SGH en quelques mots
Un modèle préparé aux Nations unies
Les mêmes critères pour classer un produit
Les mêmes pictogrammes et les mêmes types de phrases
Révisé régulièrement : 11e édition en 2025
Voix off
SGH veut dire Système général harmonisé de classification et d'étiquetage des produits chimiques. Il a été préparé aux Nations unies pour qu'un même produit soit classé de la même façon partout, avec les mêmes pictogrammes et les mêmes types de phrases sur l'étiquette. Le SGH n'est pas une loi : c'est un modèle que chaque pays, ou groupe de pays, reprend dans ses propres textes. Il évolue : la onzième édition révisée a été publiée en septembre 2025 par la Commission économique des Nations unies pour l'Europe. C'est pour cela que les étiquettes changent parfois un peu d'une année à l'autre.
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En Europe : le règlement CLP
Règlement (CE) n° 1272/2008
Il applique le SGH dans l'Union européenne
Modifié par le règlement (UE) 2024/2865
Les anciens symboles sur carré orange ont disparu
Voix off
Dans l'Union européenne, le SGH est appliqué par le règlement CLP, pour classification, étiquetage et emballage, adopté en 2008. Il s'applique en France, en Belgique, au Luxembourg et dans les autres pays membres. Il a été modifié fin 2024, notamment pour tenir compte de la vente en ligne, des produits vendus en vrac et de nouveaux dangers. Avant le CLP, l'Europe utilisait des symboles noirs sur des carrés orange, avec des lettres comme T pour toxique ou F pour facilement inflammable. Ces étiquettes ne figurent plus sur les emballages récents, mais tu les retrouves encore sur de vieux flacons, au fond des armoires.
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Au Canada : le SIMDUT
Système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail
Aligné sur le SGH
Étiquette et fiche en français et en anglais
Un pictogramme en plus pour les matières infectieuses
Voix off
Au Canada, le système s'appelle le SIMDUT, et il est aligné sur le SGH. Il ajoute ses propres exigences. L'étiquette du fournisseur et la fiche de données de sécurité doivent être en français et en anglais. Une étiquette perdue, abîmée ou illisible doit être remplacée. Le SIMDUT utilise aussi un pictogramme qui ne fait pas partie de la liste européenne, celui des matières infectieuses présentant un danger biologique, que tu croiseras dans les laboratoires de biologie. Si tu travailles un jour à Montréal, à Québec ou à Moncton, c'est ce système que tu verras sur les flacons.
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Et en Afrique ?
Selon le SAICM : SGH opérationnel dans environ 80 pays
La plupart des pays africains restaient en dehors
Un projet pilote avec la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Kenya et le Nigeria
Le SAICM a laissé place au Cadre mondial sur les produits chimiques en 2023
Les produits importés gardent l'étiquette de leur pays d'origine
Voix off
Le SAICM, l'approche internationale de gestion des produits chimiques que le Cadre mondial sur les produits chimiques a remplacée en septembre 2023, indiquait que le SGH n'était opérationnel que dans environ quatre-vingts pays, surtout des pays développés, et que la plupart des pays d'Afrique restaient en dehors. Un projet pilote de quatre ans, approuvé en juin 2022 et financé par l'Union européenne et l'industrie chimique, accompagne la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Kenya et le Nigeria. En pratique, les produits importés arrivent souvent avec l'étiquette de leur pays d'origine : européenne, américaine, chinoise ou indienne. À Conakry, à Lomé ou à Kinshasa, tu peux donc en voir plusieurs sortes sur la même étagère.
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Une étiquette dans une autre langue
Les pictogrammes se lisent sans traduction
Cherche le nom du produit et son numéro CAS
Trouve une fiche en français chez un fournisseur
Pas de fiche lisible : pas d'utilisation
Voix off
Un jour, tu tomberas sur un flacon dont l'étiquette est en chinois, en anglais ou en arabe. Commence par les pictogrammes : ils se lisent dans toutes les langues. Cherche ensuite le nom du produit, souvent écrit aussi en caractères latins, et surtout son numéro CAS, une suite de chiffres en trois groupes qui identifie la substance dans le monde entier. Avec ce numéro, tu peux trouver une fiche de données de sécurité en français chez un fournisseur, pour la même concentration. Tant que tu n'as pas une fiche que tu comprends, tu n'utilises pas le produit. Cette règle simple t'évitera beaucoup d'ennuis.
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Ce que l'étiquette ne dit pas
Elle résume, elle ne détaille pas
Elle ne dit pas avec quoi le produit réagit
Elle ne dit pas quel gant choisir
Pour cela, il faut la fiche de données de sécurité
Voix off
L'étiquette est faite pour être lue en quelques secondes. Elle te donne les dangers principaux, mais elle ne peut pas tout dire sur une si petite surface. Elle ne te dit pas avec quels autres produits celui-ci réagit violemment, ce qui est pourtant essentiel pour ranger une armoire. Elle ne te dit pas quel matériau de gant résiste au produit, ni comment nettoyer une flaque, ni comment éliminer le reste. Toutes ces informations se trouvent dans la fiche de données de sécurité. L'étiquette donne l'alerte, la fiche donne le mode d'emploi. Tu apprendras à lire les deux dans les leçons suivantes.
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À retenir
Le SGH donne un langage commun
CLP en Europe, SIMDUT au Canada
En Afrique, plusieurs systèmes se côtoient
Pas de fiche lisible, pas d'utilisation
Voix off
Avant de passer à la suite, garde trois idées. D'abord, le SGH des Nations unies donne un langage commun pour décrire les dangers, repris en Europe par le règlement CLP et au Canada par le SIMDUT. Ensuite, dans beaucoup de pays d'Afrique, ce système n'est pas encore appliqué partout, et tu trouveras des étiquettes de plusieurs origines, parfois anciennes. Enfin, quelle que soit l'étiquette, la règle ne change pas : tant que tu ne sais pas lire le danger, tu n'ouvres pas le flacon. Dans la prochaine leçon, on lit ensemble une étiquette, élément par élément.
À retenir
Le SGH est un modèle des Nations unies qui donne les mêmes règles de classement et d'étiquetage partout où il est appliqué.
L'Union européenne l'applique avec le règlement CLP, le Canada avec le SIMDUT.
Selon le SAICM, que le Cadre mondial sur les produits chimiques a remplacé en 2023, le SGH n'était opérationnel que dans environ 80 pays, et la plupart des pays d'Afrique restaient en dehors.
Dans un même laboratoire, tu peux trouver des étiquettes de plusieurs systèmes et d'anciens symboles : apprends à les reconnaître.
Tant que tu ne comprends pas l'étiquette et la fiche d'un produit, tu ne l'utilises pas.
Fais les exercices, le quiz et obtiens ton certificat dans ton espace
Avec ton compte, les deux premiers modules sont offerts : leçons, labs, simulations, quiz et tuteur. Débloque la suite du parcours pour 100 000 GNF. Le certificat vérifiable, délivré à la fin, coûte 399 000 GNF.
Indépendance. Ce parcours est indépendant : il présente le Système général harmonisé (SGH) des Nations unies, le règlement européen CLP et le SIMDUT canadien comme repères, et cite les publications de l'organisme français de prévention des risques professionnels, du CCHST, de l'institut américain de santé au travail et du CSB américain comme simples références, sans aucune affiliation avec ces organismes ; il ne recopie aucun texte de norme ni de règlement et ne remplace aucune formation obligatoire.