Les règles changent d'un pays à l'autre et évoluent : vérifie toujours les textes en vigueur chez toi.
Ce parcours explique des principes, des méthodes et des ordres de grandeur pour comprendre et prévenir les risques. Il ne remplace ni la formation donnée sur place par le responsable de ton laboratoire, ni la fiche de données de sécurité de chaque produit, ni une formation aux premiers secours ou à la lutte contre l'incendie. Aucune valeur ni consigne qu'il présente ne doit être appliquée telle quelle à un laboratoire réel : sur place, ce sont le responsable du laboratoire, les services de secours et les professionnels habilités qui décident, selon les normes et les règles en vigueur dans ton pays.
Mener l'inventaire d'un stock oublié, repérer les flacons à ne pas toucher et décider de ce qu'on garde, de ce qu'on élimine et de ce qu'on confie à des spécialistes.
La leçon, diapositive par diapositive
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Objectif de la leçon
Préparer l'inventaire
Remplir un tableau utile
Reconnaître les flacons à ne pas toucher
Décider pour chaque produit
Voix off
Presque tous les établissements ont, quelque part, une réserve que plus personne n'ouvre : une armoire du fond, un ancien magasin, des cartons laissés par un enseignant parti à la retraite. À Yaoundé, à Bruxelles ou à Conakry, on y trouve souvent les mêmes choses : des flacons sans étiquette, des produits interdits depuis longtemps, des emballages rouillés. Comment faire l'inventaire d'un tel stock sans te mettre en danger ? C'est la question de cette leçon. Tu verras comment le préparer, quoi noter, quels flacons ne pas toucher du tout, et comment décider du sort de chaque produit.
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Préparer avant d'ouvrir l'armoire
L'accord et la présence du responsable
Jamais seul : on travaille à deux
Blouse, lunettes, gants, salle aérée
Un plan des lieux et un tableau prêt
Voix off
Un inventaire de vieux stock ne s'improvise pas un samedi après-midi, seul avec un carton. Il se fait avec l'accord du responsable du laboratoire, et à deux, pour que l'un puisse alerter si l'autre a un problème. Les deux personnes portent une blouse, des lunettes et des gants, et la salle est aérée. On dessine d'abord un plan simple des lieux, avec les armoires numérotées. On prépare le tableau à remplir, sur papier ou sur un téléphone. Et on fixe une règle à l'avance : on ne déplace et on n'ouvre rien tant que l'étiquette n'a pas été lue et l'état du flacon observé.
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Le tableau d'inventaire
Emplacement, nom, concentration, numéro CAS
Quantité, fournisseur, date de réception
Pictogrammes et état de l'emballage
Fiche disponible ? Décision ?
Voix off
Ton tableau doit permettre de décider, pas seulement de compter. Pour chaque flacon, note l'emplacement, par exemple armoire 2, étagère du bas. Note le nom exact, la concentration et le numéro CAS s'il est indiqué. Ajoute la quantité restante, le fournisseur et la date de réception si elle figure sur l'étiquette. Note les pictogrammes ou les anciens symboles, puis l'état de l'emballage : intact, rouillé, fendu, étiquette illisible. Une colonne dit si tu as la fiche de données de sécurité. La dernière colonne reçoit la décision. Une photo de chaque étagère, prise avant de toucher à quoi que ce soit, complète le travail.
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Les flacons qu'on ne touche pas
Des cristaux autour du bouchon ou sur le col
Un flacon gonflé, déformé, un bouchon soulevé
Un emballage rongé ou un contenu qui a changé d'aspect
Un vieux solvant à peroxydes, entamé depuis longtemps
Voix off
Certains signes doivent t'arrêter net. Des cristaux autour du bouchon d'un vieux flacon peuvent être un produit devenu sensible au frottement, comme l'acide picrique sec : en dévissant, tu pourrais le faire détoner. Un flacon gonflé, déformé, ou dont le bouchon s'est soulevé, contient une pression qui peut le faire éclater. Un emballage rongé peut céder dans tes mains. Un vieux flacon d'éther entamé depuis des années peut contenir des peroxydes. Dans tous ces cas, tu ne bouges pas le flacon, tu ne l'ouvres pas, tu fais sortir les personnes de la zone et tu préviens le responsable, qui appellera les services compétents.
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Le flacon sans étiquette
Un inconnu, pas un flacon vide
On ne l'ouvre pas, on ne le sent pas
On l'isole avec la mention « Inconnu, ne pas utiliser »
Une entreprise spécialisée l'identifie et l'élimine
Voix off
Le flacon sans étiquette pose un problème particulier. Il est tentant de l'ouvrir pour deviner son contenu à l'odeur ou à la couleur. C'est exactement ce qu'il ne faut pas faire : un liquide incolore peut être de l'eau, un acide concentré ou un solvant toxique. On le traite donc comme un inconnu dangereux. Si son état paraît normal, on le place, avec précaution et sans l'ouvrir, dans un bac à part, avec la mention « Inconnu, ne pas utiliser » et la date. C'est ensuite une entreprise spécialisée dans les déchets chimiques qui l'identifiera et l'éliminera. Cela coûte cher, et c'est une raison de plus pour tout étiqueter.
Dans un vieux stock, tu trouveras aussi des produits qui ne sont plus admis. Une circulaire de 2003 de la Communauté française de Belgique, adressée aux établissements secondaires, citait par exemple le benzène, le mercure et ses dérivés, le tétrachlorure de carbone, le sulfure de carbone, le chloroforme, l'arsenic et ses composés, et le phosphore blanc. Elle demandait d'en faire l'inventaire, de les faire éliminer par un collecteur agréé et de remplacer les expériences qui les utilisaient. Les listes changent d'un pays à l'autre : renseigne-toi sur celle qui s'applique chez toi. Si ton stock contient l'un de ces produits, pose-toi au moins la question.
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Décider pour chaque produit
Garder : utile, identifié, en bon état, avec sa fiche
Faire éliminer : périmé, inutile, interdit, inconnu
Faire intervenir des spécialistes : instable ou suspect
Commander petit pour ne pas recommencer
Voix off
Une fois le tableau rempli, chaque ligne reçoit une décision. On garde un produit s'il est utile, bien identifié, en bon état, avec sa fiche, et on le range dans la bonne famille. On fait éliminer par une filière autorisée tout ce qui est périmé, inutile, interdit ou inconnu, en le gardant d'ici là dans un endroit sûr. On fait intervenir des spécialistes, sapeurs-pompiers ou services de déminage selon les pays, pour tout ce qui paraît instable. Enfin, on change les habitudes : on commande petit, on sort d'abord les produits les plus anciens, et on refait l'inventaire chaque année.
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À retenir
Préparer, à deux, avec l'accord du responsable
Noter de quoi décider, pas seulement compter
Cristaux, gonflement, rouille : on ne touche pas
Inconnu : on n'ouvre pas, on isole, on fait éliminer
Voix off
Reprenons la méthode. Un inventaire se prépare et se fait à deux, avec l'accord et l'aide du responsable. Le tableau sert à décider : emplacement, identité, quantité, date, dangers, état, fiche et décision. Certains flacons ne se touchent pas du tout : cristaux autour du bouchon, flacon gonflé, emballage rongé, vieux solvant à peroxydes. Un flacon sans étiquette ne s'ouvre jamais pour être deviné. Dans le lab de ce module, tu vas classer une liste de vingt produits trouvés dans une vieille réserve et proposer un plan de rangement. Le module suivant porte sur ta protection pendant la manipulation.
À retenir
Un inventaire se prépare : accord du responsable, travail à deux, protections, plan des lieux et tableau prêt à remplir.
Cristaux autour du bouchon, flacon gonflé ou déformé, emballage rongé, vieux solvant à peroxydes : on ne touche pas et on alerte.
Un flacon sans étiquette est un inconnu : on ne l'ouvre pas, on l'isole, on l'étiquette « Inconnu » et on le confie à une filière spécialisée.
Chaque produit reçoit une décision : garder, faire éliminer par une filière autorisée, ou faire intervenir des spécialistes.
Fais les exercices, le quiz et obtiens ton certificat dans ton espace
Avec ton compte, les deux premiers modules sont offerts : leçons, labs, simulations, quiz et tuteur. Débloque la suite du parcours pour 100 000 GNF. Le certificat vérifiable, délivré à la fin, coûte 399 000 GNF.
Indépendance. Ce parcours est indépendant : il présente le Système général harmonisé (SGH) des Nations unies, le règlement européen CLP et le SIMDUT canadien comme repères, et cite les publications de l'organisme français de prévention des risques professionnels, du CCHST, de l'institut américain de santé au travail et du CSB américain comme simples références, sans aucune affiliation avec ces organismes ; il ne recopie aucun texte de norme ni de règlement et ne remplace aucune formation obligatoire.